Durant cette période de confinement, c’est une semaine sainte particulière que vivent les Chrétiens d’Outre-mer. A cause de la pandémie de coronavirus, les églises sont fermées pour raisons sanitaires. Les fidèles ne pourront pas se rassembler pour célébrer la fête de Pâques et devront donc suivre les offices via les réseaux sociaux et le web. 

La semaine sainte a commencé dimanche 5 avril avec la célébration des Rameaux qui se déroule chaque année une semaine avant Pâques. Un événement qui célèbre l’entrée de Jésus à Jérusalem avec la foule l’acclamant en brandissant des rameaux.

Depuis trois semaines, les églises sont fermées à cause de la pandémie du coronavirus et les messes se font sans fidèles : célébrées par une une équipe restreinte au minimum, elles sont retransmises à la télévision, sur le web et sur les réseaux sociaux. Dieu m’est témoin retransmet d’ailleurs chaque semaine en direct des messes célébrées en Outre-Mer sur sa page Facebook.

En Guadeloupe, la messe des Rameaux, célébrée par Monseigneur Riocreux, a été diffusée sur le web et les réseaux sociaux.

En Martinique, Monseigneur David Macaire , Archevêque de Saint-Pierre et de Fort-de-France a célébré la messe des Rameaux en direct sur la chaîne Youtube de Radio Saint-Louis.

A la Réunion, tous les lieux cultes sont aussi fermés depuis le début du confinement. Néanmoins, chaque dimanche, les fidèles peuvent suivre la messe en direct de l’église 2.0 célébrée par le père Sébastien Vaast et ce sera encore le cas pour le dimanche de Pâques.

Le diocèse de Guyane et Monseigneur Emmanuel Lafont , évêque de Cayenne, se sont adaptés aux règles du confinement : ils diffusent sur le web une messe télévisée chaque jour depuis les studios de KTV à la Sainte Famille.  « On peut faire chez soi le Chemin de Croix, prier avec les textes de la Parole de Dieu des jours saints et faire une communion spirituelle qui vaut aussi bien la communion sacramentelle lorsqu’on n’a pas le choix », rappelle Monseigneur Lafont.

Pour Monseigneur Jean-Pierre Cottenceau, l’Archevêque de Papetee, même si les fidèles sont confinés chez eux, et que cette semaine sainte sera donc très particulière, ils doivent garder espoir. “Etre confiné, cela ne veut pas dire être isolé, explique-t-il. Même si les catholiques ne pourront pas se rassembler dans les églises, ils le seront pas la pensée et par le cœur.”

 

Isabelle Gratien